On rencontre parfois une personne. Au coin d'une rue, dans un bar, derrière un verre, un sourire caché, ce n'est qu'un sourire de plus peut-être, non cette fois c'est un sourire à connaître, un peu comme une jolie chanson qui passe à la radio et qu'on ne lâche plus après. On présente ce sourire, bonjour, bisou, mes joues deviennent rouge, c'est lui et elle. Puis les mots courent, volent, s'envolent entre son numéro et le mien. On se voit ce soir, ou demain, ou comme tu veux en fait, je passe te prendre, non viens chez moi ce soir. Garder mes yeux sur lui, sur son visage, ses minuscules rides de rire. N'entendre que sa voix, ne plus goûter que ses lèvres, pendant un court instant, quelques secondes, un peu plus un peu moins. Puis passe le temps, une jolie petite semaine. Mettre une musique pour le fond, me coller contre lui, effleurer son cou. Sentir sa main qui découvre mon front. Je ne sais pas vraiment où je vais, mais je n'ai qu'une seule indication de destination, son cocon douillet où il commence à m'enfermer. Je souris.